Henri POUILLOT
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Une Rue Marcel Bigeard à Dreux

Une honte : Honorer un tel tortionnaire, un tel criminel...
La rue Marcel-Bigeard a été inaugurée samedi 18 octobre 2019, en matinée, en présence du maire de Dreux, Gérard Hamel, d’élus municipaux et d’environ 200 paras venus saluer "un grand bonhomme".

Article mis en ligne le 24 octobre 2019

par Henri POUILLOT
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Article de "L’Echo républicain" du 19 octobre 2019 de Olivier Bohin

200 paras pour inaugurer la rue Marcel Bigeard à Dreux


De gauche à droite : Gérard Palais, président de la section des paras de Dreux ; Patrice Caille, président de l’Union nationale des parachutistes ; Fabienne Romezin, adjointe au maire et Gérard Hamel, maire de Dreux

La rue Marcel-Bigeard a été inaugurée samedi 18 octobre 2019, en matinée, en présence du maire de Dreux, Gérard Hamel, d’élus municipaux et d’environ 200 paras venus saluer "un grand bonhomme".

Rues fermées à la circulation, policiers municipaux postés à divers carrefours : l’inauguration de la rue Marcel-Bigeard (ex rue du Val-Gelé menant aux Bâtes, à l’angle avec la rue du Bois-Sabot) a fait l’objet d’un dispositif bien encadré.

L’émoi et les critiques suscités par une telle initiative, tant au niveau politique qu’au sein de l’union franco-algérienne, ont fait craindre des débordements.

Les appels au calme lancés ces derniers jours ont été respectés et seuls les pas cadencés et les voix à l’unisson de quelques 200 paras, venus de toute la France, ont troublé la quiétude d’un samedi matin d’automne, gris et humide.

Après une messe à la chapelle royale, ils n’ont eu qu’à descendre la rue du Bois-Sabot pour se retrouver sur le lieu de l’inauguration.

Daniel Gouhier se souvient "des bons moments passés avec le général Bigeard. c’était un grand !"

La cérémonie présidée par Gérard Hamel, accompagné d’une poignée d’élus (Fabienne Romezin, Pascal Rossion et Jacques Lemare), n’a duré que quelques minutes. Le temps de dévoiler la plaque du général quatre étoiles le plus décoré de France, résistant, ancien combattant d’Indochine et d’Algérie.
"J’ai été son chauffeur, c’était un grand bonhomme"

Veste bleue, cravate rouge et béret bien vissé sur la tête, Daniel Gouhier, taxi drouais dans le civil, est ému. "J’ai été le chauffeur de Marcel Bigeard en 1968, au 3e RPIMa, à Carcassonne. C’était un grand bonhomme, un meneur d’hommes. Pour les repas, il tenait à ce que ses hommes mangent la même chose que lui".

Venu de Paris, un para se souvient de l’avoir croisé pendant la guerre d’Algérie : "C’était un mec sensationnel, un bon chef. Nous étions en période de guerre. J’ai vu des copains massacrés. Cela n’empêche pas que le général Bigeard a toujours respecté le droit de la guerre et les principes d’humanité".
"Il y aura une autre inauguration de rue"

Côté officiels, il n’y a pas de discours, du moins pas sur la place publique. Sitôt l’interprétation de La Marseillaise achevée, paras, élus et sympathisants reprennent la direction de la chapelle royale. "La presse n’est pas invitée", précise un représentant de la fondation Saint-Louis, propriétaire de la chapelle royale.

De son côté, Gérard Hamel explique "avoir satisfait une demande des paras depuis longtemps. Il y aura une autre inauguration de rue, d’un personnage illustre. On en reparlera très prochainement...". Et de confier être "satisfait que tout se soit bien passé. Je remercie l’association franco-algérienne d’avoir agi dans ce sens".

P.S. :

Cette inauguration est un veritable scandale.

En effet le nom de Bigeard ne peut être associé qu’aux "Crevettes Bigeard".
Dans un premier temps pendant la Guerre de Libération de l’Algérie, Bigeard, sans jugement, sinon le sien, décidait d’ "éliminer" des algériens suspectés d’être des terroristes en les jetant dans le vide d’un avion ou d’un hélicoptère dans la montagne. Mais les cadavres retrouvés provoquaient de vives réactions de la population. Alors il fut décidé de les jeter en mer, mais certains sont parvenus à rejoindre la côte à la nage, alors pour "éviter tout risque", ces condamnés furent jetés avec les pieds scellés dans un bloc de béton.

C’est cette technique qui fut exportée par les Trinqier, Aussaresses,... en particulier en Argentine, pour éliminer les condamnés pleurés par les "Folles de la Place de Mai"

C’est pourquoi honorer un tel personnage, est un véritable scandale

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